Childéric Wilson

Vous découvrirez ici les aventures et les théories politiques fumeuses de Childéric Wilson, ainsi que de nombreuses informations sur le Schmurptzisme, mouvement des mouvements.

17 avril 2009

Lettre ouverte aux fans de "Welcome"

           Je désespérais de trouver jamais un mot commençant par « W » sur lequel exprimer ma hargne, lorsque sortit le film Welcome, du réalisateur Philippe Lioret, avec Vincent Lindon et Firat Ayverdi. Ce navet sirupeux, gentillet et débordant de bonnes intentions, nous présentait l’itinéraire d’un moniteur sportif calaisien se prenant d’amitié pour un jeune Irakien en situation irrégulière, désireux de rejoindre sa petite amie en Angleterre, quitte à traverser la Manche à la nage et à en crever d’hypothermie. Une histoire bien-pensante comme le public parisien en aime, mais véhiculant un message politique à mon avis très discutable.

De fait, le réalisateur dénonce l’existence d’un supposé « délit de solidarité » envers les immigrés clandestins, et qui n’est en fait que l’interdiction tout à fait raisonnable de faciliter le transit ou le séjour d’immigrés clandestins – bref, un délit qui vise les passeurs et les « embaucheurs au noir » bien plus que les personnes ou associations charitables qui fournissent gîte et couvert aux immigrés en détresse. Cette confusion initiale, due à une incompréhension totale de la loi, sert de fondement à l’amalgame communément pratiqué entre les mesures réprimant l’immigration clandestine et les pratiques antijuives du régime de Vichy. Il n’existerait, d’après la plupart des gauchistes, aucune différence de nature entre la rafle du Vélodrome d’hiver et les expulsions d’immigrés ; Sarkozy serait le fils spirituel de Pétain, et les associations prônant la régularisation de tous les sans-papiers les héritiers de la Résistance. Laissez-moi rire. 

 Il faut être fou, inculte ou particulièrement idiot pour comparer le gouvernement actuel à celui du Maréchal. Tout d’abord, les fonctionnaires de Vichy faisaient du très bon travail, et n’avaient pas besoin de l’aiguillon des quotas pour s’acquitter de leur tâche avec la diligence que l’on sait. En second lieu, et à l’inverse des expulsés actuels, les déportés de Drancy étaient pour la plupart français et assimilés, et c’est vers des contrées infiniment moins riantes que le Proche-Orient ou l’Afrique de l’Ouest qu’on les conduisait. Le voyage des israélites était d’ailleurs fort pénible : il se faisait dans des trains surchargés, sans pause-pipi, dans des conditions d’inconfort sans commune mesure avec celles des Maliens que l’on renvoie chez eux dans des charters tout équipés, avec chiottes chimiques et écrans de télévision.

Par dessus-tout, il ne s’agit plus pour les autorités actuelles d’obéir aux instances d’un dictateur octogénaire agissant sous la pression allemande, mais bien de protéger l’économie et les valeurs françaises (ainsi que celles de notre allié britannique) des dangers d’une immigration massive dont on sait qu’elle tire les salaires vers le bas, augmente le chômage, fait exploser les dépenses de sécurité sociale et aggrave la criminalité. Là où le régime de Vichy, en dépit de toutes ses qualités, servait les intérêts de l’occupant étranger, les mesures actuelles visent précisément à nous libérer d’une telle occupation...

De fait, l’artifice rhétorique qui consiste à assimiler Sarkozy à Pétain est absolument réversible. Si l’on considère que « résister » signifie lutter contre une invasion, alors il est plus judicieux de comparer l’UMP aux FLL, et Philippe Lioret aux intellectuels collaborationnistes du type Robert Brasillach ou Drieu la Rochelle.

                      Il n’existe, pour l’intellectuel militant, que deux postures possibles face aux défis de notre siècle : la résistance, ou la collaboration - tout le reste n’est que littérature. J’ai personnellement choisi la résistance à l’envahisseur, car je ne connais que trop bien l’immense régression culturelle causée par les Africains dans les quartiers où ils s’installent, et je crains fort que l’ouverture de nos frontières ne mette fin à notre civilisation. D’autres font le choix inverse et prônent le métissage : ce sont les nouveaux collaborateurs, qui suivent la vague et s’insurgent de ce que l’on compare les manifestations des Maghrébins aux défilés nazis sur les Champs-Élysées. Que voulez-vous, il existe une variété de crétin qui s’imagine toujours qu’il faut une guerre pour occuper un pays, et que l’envahisseur porte nécessairement l’uniforme. Ce seront les premiers à qui l’on plaquera le dos au mur le jour de la libération.


welcome

paris1940

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05 mars 2009

Lettre ouverte aux antinazis

Soixante ans après la chute de Hitler, le national-socialisme souffre toujours d’un déficit d’image. Dans le vocabulaire politique français et européen, le qualificatif de « nazi » constitue l’insulte suprême, et même les adversaires les plus résolus du système en place n’osent pas se réclamer de cette pensée politique, préférant se rattacher au monarchisme ou à la nébuleuse « anarchiste de droite ». Moi-même, j’hésite à faire état de mes convictions nazies à mes collègues de bureau ou à mes beaux-parents. Et pourtant, le rejet instinctif du national-socialisme apparaît d’autant plus paradoxal que l’idéologie contraire, le mondialisme libéral, a depuis longtemps montré ses limites et suscite l’hostilité d’une grande majorité de la population. Comment, dès lors, expliquer l’impopularité des thèses nationales-socialistes ?

L’antinazisme, un sentiment irrationnel

Certes, on peut évoquer un certain nombre de raisons historiques à la marginalisation de cette mouvance, sur lesquelles il est inutile de revenir. Il n’empêche que l’on ne saurait estimer les qualités morales d’une théorie philosophique à l’aune de ses applications politiques : les crimes de Staline et les maladresses de Mao Zedong n’empêchent pas les militants du NPA de rêver d’un communisme à visage humain. Dès lors, n’est-il pas possible d’étudier le national-socialisme « en soi », sans se référer continuellement à la Seconde Guerre mondiale ou aux camps de concentration ? On m’objectera qu’au contraire du marxisme, le national-socialisme s’est vu mettre en œuvre par celui-la même qui l’avait élaboré, à savoir le chancelier Adolf Hitler. Par conséquent, les infortunes du IIIème Reich devraient nous interdire à jamais de réinstaurer un régime se réclamant du national-socialisme.

 Ce point de vue me paraît infondé, et ce pour une raison très simple : la politique menée en Allemagne entre 1933 et 1945 n’était ni nationaliste, ni socialiste. Contrairement à la plupart des dictateurs de l’époque, Hitler n’était pas « nationaliste », mais « ethniciste » : né Autrichien, il n’était devenu Führer de l’Allemagne que pour s’affirmer comme le protecteur de la race « aryenne », laquelle ne se confond pas avec le peuple allemand et comprend des éléments flamands, scandinaves et anglo-saxons. Il ne serait pas non plus juste de qualifier l’ancien chancelier de « socialiste » : certes, le petit moustachu a mené un certain nombre de politiques « sociales », telles que le lancement de grands travaux ou l’augmentation des allocations familiales, mais à aucun moment il n’a fait mine de nationaliser les moyens de production ou de préparer la dictature du prolétariat. Socialement conservateur, politiquement antinational, Adolf Hitler n’était pas ce patriote borné et populiste que nous dépeint la propagande néolibérale, et dont on voudrait voir l’incarnation moderne dans les leaders du Front National ou du MNR. Bien plus que Jean-Marie Le Pen ou Bruno Mégret, Hitler me rappelle le banlieusard moyen, dont il partage le machisme indécrottable, la vision d’une humanité divisée en « races » antagonistes et la prédilection pour les musiques violentes et les réunions de jeunes gens habillés à l’identique.

Les habits neufs du fascisme

Tout caïd n’est qu’un Führer qui s’ignore. D’ailleurs, le fascisme contemporain n’est-il pas incarné avec justesse par la figure de la « racaille » ? Je pense notamment au type que j’ai croisé ce soir à l’arrêt de bus du Kremlin-Bicêtre, qui cumulait l’ensemble des tares généralement imputées aux jeunes des banlieues. Cet imbécile aux cheveux gominés, au jean slim et au ventre de buveur de bière portait un T-Shirt à l’effigie de Jean-Claude Van Damme, écoutait de la musique rap à fond sur son portable, esquissait des pas de « tektonik », parlait tout seul à voix haute et arrosait régulièrement le sol de crachats. Il dérangeait tout le monde, mais personne n’osait rien lui dire : la France vit donc bien sous le règne de la terreur, similaire à celui qu’elle connaissait sous l’occupation allemande, à ce détail près que les Übermenschen en vert-de-gris ont cédé le pas aux sous-hommes nietzschéens à casquettes, souvent issus de l’immigration maghrébine. Bref, l’occupation nazie d’hier fait écho à la dictature contemporaine des nazes.

Certes, on peut discuter de l’apposition de l’adjectif « fasciste » aux jeunes sots qui encombrent les transports publics de leur beaufitude. Après tout, le fascisme est avant tout et dans l’esprit même de ses concepteurs transalpins, synonyme de « totalitarisme » : or, les racailles n’ont pas (encore) pris le pouvoir. À cet argument, je rétorquerai il n’est plus aujourd’hui question de totalitarisme de l’appareil gouvernemental, mais de totalitarisme des individus. Personne n’échappe aux nuisances causées par les racailles, et personne ne peut rien y changer : l’incivilité a pris des proportions telles qu’on peut la qualifier de fascisante, au sens où elle fait désormais partie intégrante du paysage social français, au même titre que les posters géants de Mussolini dans l’Italie des années 1930. Bref, au royaume des idées reçues, le fasciste n’est peut-être pas celui qu’on croit…

National-socialisme contre fascisme

J’ai dit plus haut que Hitler n’était pas national-socialiste, du moins si l’on considère le sens originel des mots « nationaliste » et « socialiste ». Le national-socialisme n’est donc pas condamnable a priori comme conduisant nécessairement à un nouveau conflit mondial ou à un génocide ; bien au contraire, je pense qu’il constitue la solution à la plupart de nos problèmes.

Réfléchissez-y. Depuis maintenant trente ans, la France fait face à deux problèmes majeurs, qui se nourrissent l’un de l’autre : le marasme économique, et l’immigration massive de populations impossibles à intégrer et culturellement criminogènes. Ces deux types de difficultés débouchent sur une dramatique érosion de la cohésion sociale, à laquelle le national-socialisme apporte une réponse efficace et binaire.

Tout d’abord, il faut redynamiser sans vergogne le sentiment national, ringardisé par les soixante-huitards et les néolibéraux : facteur d’harmonie et de bien-être, le nationalisme décomplexé constitue le seul remède à la « communautarisation » croissante de notre pays. Quitte à casser les ghettos et à manipuler l’Histoire de France, il faut intégrer les immigrés, et se débarrasser de ceux qui, par leurs déclarations ou leurs attitudes, n’ont pas vocation à s’installer dans un pays démocratique et laïque. Ensuite, il faut mener une politique véritablement socialiste, afin de mettre un terme à l’emprise des marchés financiers sur l’économie réelle, de remettre les Français au travail et de soutenir les plus démunis.

Doté d’une identité et d’une utilité économique retrouvées, le citoyen pourra alors pleinement s’épanouir dans une France plus riche et plus juste, libérée du fascisme. À cette fin, il est urgent de donner au national-socialisme un autre visage, plus en phase avec les nécessités de notre temps. Malheureusement, tout porte à croire que le nazisme continuera de servir d’épouvantail à ceux qui souhaitent la dissolution de la nation française dans l’Auschwitz indolore de la mondialisation libérale et du métissage obligatoire.

En attendant, l’autiste du bus continue d’emmerder son monde. Que voulez-vous ? J’aurais aimé beugler Maréchal, nous voilà dès qu’il augmentait le volume de sa musique afin de lui faire comprendre le caractère fascisant de son attitude, mais les ploucs alentours n’auraient rien compris, et j’aurais pu finir à l’hôpital.

iran_nazis

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17 février 2009

Lettre ouverte aux geeks

           La présence d’une entrée sur les geeks dans un dictionnaire d’extrême-droite peut surprendre. Après tout, Pinochet ne jouait pas à Super Mario, et ce sont les uniformes de la Wehrmacht qui ont inspiré celui de Dark Vador, et non l’inverse. Cependant, en tant que théoricien réactionnaire, j’ai tendance à considérer les geeks avec une certaine bienveillance. En effet et comme je m’apprête à vous le montrer, ces fichus bougres ont tout pour former l’avant-garde de la Révolution nationale que j’appelle de mes vœux.

             Certes, il est rare de voir ces énergumènes troquer le sabrolaser en plastique pour la canne-épée maurrassienne, ou même la faucille communiste. De toutes les petites « tribus » qui morcellent la société contemporaine, celle des geeks est sans doute la moins politisée. Loin des « skaters » néomarxistes du cinquième arrondissement ou des « racailles » dionysiennes islamisées, le geek est un « évasionniste » total, qui ne s’intéresse aux soubresauts du monde politique que pour mieux faire valoir son droit à l’abstention. Cette amorphie citoyenne est consubstantielle au personnage, qui se définit justement par son attirance pour les univers parallèles du jeu vidéo, du rôlisme, du web 2.0 et autres arrière-mondes high-tech où son premier réflexe est de changer d’identité. À ce handicap majeur, s’ajoute l’hermétisme du geek à tout ce qui relève de la « vraie vie » : travail, famille, patrie et discussions sur les femmes ou les voitures. Immature, irresponsable et dépourvu d’esprit pratique, le bonhomme n’est pas non plus un grand théoricien : comme presque tout le monde à notre époque, il se définit par ce qu’il consomme et non par ce qu’il pense.

Et pourtant, la Révolution nationale ne saurait se passer de ces gens-là. Le retour à l’Ordre sera informatique ou ne sera pas : qu’on le veuille ou non, le futur du pays s’écrira en html. On ne peut pas faire autrement : de tous les déchets humains produits par la modernité, le geek est à mes yeux le moins difficilement recyclable pour la patrie.


Le geek et l’Ordre


Le geek n’est évidemment pas le Surhomme nietzschéen qu’appellent de leurs vœux la plupart des réactionnaires - mais qu’importe : si c’est avec les vieilles casseroles qu’on fait les meilleures soupes, c’est avec les losers qu’on bâtit les grands partis. Regardez les anciens cadres du NSDAP : un aquarelliste médiocre, un fort en thème à la santé fragile, un obèse morphinomane, un plumitif aux oreilles décollées… bref, une brochette d’indécrottables ratés et de petits-bourgeois aigris, qui parvint pourtant à infléchir durablement l’Histoire du vingtième siècle. Il semble que les visions politiques fleurissent avec le plus d’aise dans les esprits étroits, et que les inadaptés sociaux soient aussi les plus grands créateurs d’utopies. Généralement, tout va bien, mais en période de crise, les partis extrémistes se gonflent mécaniquement des effectifs intarissables de ces médiocres de tous poils, qui en prennent rapidement la tête.  Or, à notre époque, la médiocrité prend la forme du geek, et plus particulièrement du geek old school, ce connard en T-Shirt sale, aux cheveux hirsutes, passant le plus clair de son temps à fragger du zombie sur Playstation ou à collectionner les figurines de grenouilles en plastique des œufs Kinder.

« Pourquoi les geeks se tourneraient-ils vers l’Action française, et pas vers le NPA ? » demandera-t-on à ma gauche. La réponse est simple : les geeks ne sont pas de simples marginaux désabusés oscillant entre droite et gauche, mais des partisans de l’Ordre en puissance. J’ai personnellement relevé un certain nombre de traits psychologiques chez les geeks, qui les rapprochent des valeurs et des objectifs de la vraie droite. 

Chemises brunes et grosses lunettes : portrait du geek en petit soldat de la Réaction


Tout d’abord, le geek a une vision « identitaire » du monde. La plupart des univers de science-fiction et de fantasy grands publics sont peuplés de « races » différentes et souvent rivales, chacune d’elles ayant sa propre culture, son propre langage et surtout, ses propres caractéristiques psychologiques – les nains étant batailleurs et rancuniers, les elfes froids et distants, les humains adaptables et corruptibles, et ainsi de suite. Organisés sur des bases ethniques, ces peuples disposent généralement de territoires clairement délimités (la montagne pour les nains, la forêt pour les elfes, le sous-sol pour les gobelins, etc.), gardés par de puissantes armées retranchées dans d’inexpugnables forteresses – à l’opposé des nations européennes corrompues, noyées dans l’océan acculturant du libre-échange et du cosmopolitisme. Surtout, gnomes, géants des glaces et autres pokémons se voient répartis dans deux camps clairement distincts : l’Ordre et le Chaos, le Bien et le Mal, les Jedis et les Siths, les « gentils » et les « méchants ». Or, l’application de cette grille de lecture binaire aux relations internationales n’est-elle pas le propre d’une politique étrangère réaliste, axée sur la défense des intérêts bien compris d’un État et, plus largement, d’une civilisation ? Le geek serait donc tout à fait capable de guider le pays entre les icebergs de la politique internationale, et ce d’autant plus que son esprit n’a pas été pollué par l’idéologie droit-de-l’hommiste trop souvent de mise parmi les lecteurs d’Alternatives internationales ou du Monde diplomatique.

En outre, le geek partage et défend des valeurs traditionnelles : des notions telles que l’honneur, la bravoure ou l’esprit de sacrifice, que l’on croyait enterrées par la doxa libérale avec les reliquats du Moyen-Âge, refont surface avec une naïveté parfois gênante dans nombre de références geeks – de La Guerre des Étoiles au Seigneur des Anneaux, en passant par 300 et Bioman, tout n’est que glorification du héros pur et sans reproche, champion de la Justice, sauveur de la veuve et de l’orphelin et tronçonneur de monstres hostiles. Le sociopathe aux yeux vitrifiés par l’écran de sa Gamebox n’est donc pas bien différent du royaliste abonné aux cours du soir à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, de même qu’il existe une fraternité inconsciente entre le programmeur autodidacte capable de remonter lui-même son ordinateur dans le noir, et l’engagé volontaire dans la Légion capable d’en faire de même avec un lance-grenades.

Qui plus est, le geek a conscience de la relativité de la vie humaine. Tout penseur non-libéral, conscient du primat de l’intérêt général sur l’avantage individuel et du bonheur collectif sur la licence de quelques-uns, se doute bien, en son for intérieur, que le goût d’une omelette vaut bien le sacrifice de quelques œufs. Or, même les pires lieutenants du mussolinisme font pâle figure devant l’incurie totale du geek devant le concept de « vie ». Confronté aux pires massacres, le geek n’a pas même une vision comptable de la mort – alors que même les nazis comptaient leurs victimes. Et pour cause : des vies, le geek en a à revendre. Tout d’abord, il en mène presque toujours plusieurs de façon simultanée : informaticien au chômage le matin, il devient paladin niveau 14 dans World of Warcraft 3 à midi et ensorceleur dans Donjons & Dragons au crépuscule. De même, le geek cumule les blogs et les adresses e-mail, passant d’une identité à l’autre sans que sa personnalité se dédouble. En vérité, le geek est éternel – non pas comme un dieu, mais comme l’hydre de Lerne : quand bien même l’un de ses avatars serait transpercé par un rayon laser, décapité par un gnoll des collines ou effacé par un virus informatique, il lui resterait la possibilité de relancer une partie ou de rebooter l’ordinateur. 

Indifférent à sa propre mort, le geek ne montre pas un plus grand intérêt pour celle d’autrui. Tout geek en bonne santé a déjà tué des milliers de personnes, et en redemande – le fait que ces assassinats aient le plus souvent lieu dans un cadre vidéoludique ou lors d’une partie de Warhammer n’étant somme toute qu’un détail.

On touche ici le point cardinal de la psychologie geekienne, à savoir la mégalomanie. Tous les geeks, sans aucune exception, envisagent de devenir maîtres du monde – et pas seulement en se rasant le matin. Pour le moment, ils se défoulent en incarnant Gengis Kahn à Civilization, en battant des records à Counterstrike, ou, dans certains cas extrêmes, en achetant un fusil-mitrailleur sur le web et en descendant leurs camarades de lycée. Mais un jour viendra où les geeks se lèveront et diront « Fini de jouer ». Quand ce jour viendra, nous devrons nous assurer qu’ils combattent sous la bonne bannière.


megazord

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27 janvier 2009

Lettre ouverte aux décadents

Pas un jour ne passe sans m’apporter de nouvelles preuves de la décadence de notre culture et de notre race. Il me suffit de prendre le métro à une heure de pointe, de préférence sur les coups de six heures et une ligne sociologiquement représentative comme la 5 ou la 7, pour m’assurer du progrès constant de mes compatriotes vers le Néant. Je pense notamment et en vrac :

- aux fillettes de quatre ans, fringuées comme des putes et aux capacités auditives d’avance anesthésiées par les i-pods vissés dans leurs oreilles par des parents démissionnaires décérébrés par la pub ;

- à leurs sœurs pré-adolescentes tapotant frénétiquement des messages insignifiants sur leurs téléphones portables, dans un langage SMS amputé de toute syntaxe et leur interdisant à tout jamais d’avoir une orthographe correcte et donc, de comprendre ce qu’elles racontent ;

- aux adultes lisant des « Profils d’une oeuvre » sur Harry Potter ;

- aux ivrognes qui insultent la compagnie sans que quiconque ose les fasse taire ;

- aux conversations truffées de tournures anglo-saxonnes des jeunes d’Auteuil-Neuilly-Passy (« Genre, le marketing, c’est juste trop pas cool »), lesquelles prouvent que la bourgeoisie a résolument tourné le dos à son rôle historique d’éducatrice du peuple et se comporte aujourd’hui comme le cheval de Troie du métissage obligatoire et de la stupidité généralisée ;

- à l’omniprésence des affiches gouvernementales invitant des citoyens qui s’en tamponnent à participer à la journée mondiale/européenne/nationale/régionale du handicap/de la solidarité/de la culture/de la diététique/des arts de la rue/du « spectacle vivant » ;

- à ces démarcheurs humanitaires qui, engoncés dans des costumes bariolés fabriqués en Chine, vendent de la bonne conscience comme on vend des yaourts (même emballage, même présentation et même consistance du produit) ;

- à ces lycéennes gauchistes portant des keffiehs palestiniens et qui, lorsque je leur demande si elles sont plutôt Hamas ou Fatah, me regardent bouche bée sans comprendre ;

- à toutes ces bonnes âmes qui donnent aux bohémiens du métro sans se demander pourquoi leurs mentons sont si bien rasés et leurs accordéons si propres, alors que de pauvres bougres dépourvus de compétence musicale meurent de froid par dizaines à deux pas de chez eux ;

- aux tags apposés par des descendants d’esclaves sur les dernières pierres de la Bastille ;

- aux bons Français manifestant avec les Frères musulmans et leurs groupies maghrébines obèses lors des dernières opérations militaires israéliennes, comme si le Hamas avait bougé ne serait-ce que le petit doigt lors de l’embargo américain sur le roquefort.

Je pourrais continuer comme ça encore longtemps, mais tout homme de goût saura compléter lui-même la liste. En tout cas, et c’est plus fort que moi, mais les signes extérieurs du déclin de notre civilisation me révoltent encore. Comme diraient les poufs du seizième, la décadence, c’est juste trop pas cool.

« Décadence », c’est un terme un peu too much, protesteront ses amis. Et pourtant, force est d’admettre à qui n’a pas de merde dans les yeux que les exemples cités plus haut ne sont que les symptômes d’un mal plus profond, à savoir la « haine de soi » dans laquelle ceux qui nous dirigent noient les nations occidentales et ce qui fait leur grandeur. Tout, dans le cirque permanent du métro considéré comme miroir social, souligne les maux suprêmes que sont la presbytie du sens moral (on s’enflamme pour les déshérités de Bujumbura, mais pas pour son voisin chômeur sous prétexte qu’il est blanc et pue la vinasse), l’encouragement des différences (la promotion institutionnelle de la « tolérance » en faveur des nègres, musulmans, pédérastes et autres unijambistes n’étant au fond qu’une énième façon de ficher les individus en les définissant par leurs « consommations » religieuses, sexuelles et politiques), et pour finir le nombrilisme galopant, conséquence directe de la dissolution des vieilles identités sous le discours du « nous sommes tous différents, mais nous nous valons tous ». Il n’existe donc plus de communauté politique, plus de collectivité fondée sur le partage de valeurs et tournée vers le bien commun. Les vieilles nations ont laissé la place à une multitude de petites tribus indifférentes ou hostiles les unes aux autres, elles-mêmes composées d’individus égoïstes en perpétuelle compétition.

Or, la dissolution de la communauté mènera fatalement à l’effondrement de la société, puisque aucune société ne saurait fonctionner sans correspondre à une communauté un tant soit peu solide. C’est ce long processus de pourriture que j’appelle « décadence ». Les pouvoirs publics préfèrent le terme plus neutre de « crise sociale », et n’ont pas trouvé mieux pour inverser la tendance que de ressortir le vieux slogan du « vivre-ensemble » : propagande en laquelle personne ne croit et qui ne fait que souligner le problème sans lui fournir de solution.

decadence

Valeur thérapeutique du « choc des civilisations »

 Autrefois, lorsqu’une société sombrait dans la décadence, elle ne tardait pas à être envahie et détruite par des populations plus frustes et plus « vertueuses », telles que Huns, Mongols, Scythes et autres Turcs. Ce phénomène avait valeur de loi jusqu’à l’acquisition de la bombe nucléaire par les puissances occidentales : désormais capables de faire pleuvoir un déluge de feu sur toute horde de petits mecs à cheval en bonnets à fourrure, l’Occident pouvait se permettre de sombrer dans l’anomie sans crainte qu’on n’ose jamais l’en tirer par la force. Autrement dit, notre décadence pourrait bien ne pas connaître de fin, et aboutir à sa conclusion logique : la disparition totale de la civilisation.

Certes, il est des dangers autres que militaires. Face à l’hyperpuissance euro-américaine, les peuples du « Sud » disposent d’une arme tout aussi efficace que la bombe H : une natalité supérieure à celle de nos femmes. Il est évident que la montée en puissance démographique des Latinos aux USA a déjà changé la donne politique dans certains États frontaliers du Mexique, et que la multiplication des Maghrébins en Europe de l’Ouest, qui représente déjà une menace sécuritaire, pourrait nous conduire à une guerre civile dont il n’est pas certain que les autochtones sortent vainqueurs. L’Histoire appuie d’ailleurs ces craintes : il est facile d’établir un parallèle entre la germanisation ethnique et la christianisation culturelle de la Gaule romaine d’avant les Grandes Invasions, et le double mouvement d’arabisation et d’islamisation auquel nous assistons dans nos banlieues.

Cette perspective de « choc des civilisations » m’effraie, mais pas pour les mêmes raisons que la plupart de mes collègues en extrémisme. Selon moi, il n’a rien d’intrinsèquement mauvais à ce qu’une civilisation en absorbe une autre. N’en déplaise à ceux dont la tête se retrouve baladée au bout d’une pique, la guerre est le moteur de l’Histoire. Et, du point de vue du bien-être global de l’Espèce, il est bon que le potentiel artistique, philosophique et scientifique des nations les plus avancées s’exporte à ses voisines. L’impérialisme n’est qu’une politique culturelle comme un autre : c’est en ce sens qu’il faut réinterpréter la formule malheureuse de Goebbels sur la culture et le revolver. Bien évidemment, conquêtes et colonisations ne conduisent pas toujours dans l’immédiat à l’émergence d’une civilisation plus admirable. Il a fallu de longs siècles à l’Europe pour se relever des invasions barbares : mais avec du recul, il nous est possible de dire sans risque qu’au bout du compte, la chute de Rome a permis l’émergence de nos civilisations « modernes », fondées sur la démocratie représentative et l’État-nation. De même, les potentats africains me font sourire lorsqu’ils dénoncent un « colonialisme » européen auquel ils doivent l’existence même de leurs pays, et sans lequel ils se traîneraient toujours avec leurs lances à la con et leurs boucliers en peau de chèvre.

En somme : il existe une « thérapie de choc des civilisations », bénéfique aux gagnants comme aux perdants. « Laissons l’Occident crever de ses mauvaises graisses ! » serait-on alors tenté de dire. « Ouvrons nos portes aux Arabes et aux Turcs ! Donnons-leur nos femmes ! Adoptons le voile, la casquette et la charia ! » Bref, et comme j’ai pu le voir sur des panneaux lors de manifestations anti-FN, « Métissons-nous ! »

Faites ce que vous voulez de vos samedi soir : mais d’après moi, les hommes de l’Ouest méritent mieux que d’adopter les mœurs de leurs gardiens de parking. Je ne vois pas en quoi l’islamisation de l’Europe pourrait mener, même après de longs siècles, à une civilisation plus brillante que celles qui se sont succédées chez nous depuis les Grecs.

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            L’islamisation, une fausse bonne idée

 En effet, si le monde islamique n’est pas sombré dans la décadence, c’est qu’il n’a tout simplement jamais connu la lumière. La « civilisation » arabo-musulmane est une civilisation de second ordre, à laquelle je préfère même un Occident en déliquescence. Oh, je ne dis pas que les Algériens du neuvième siècle n’étaient pas doués en mosaïques. Mais ont-ils véritablement évolué depuis ? À en juger par l’aspect de ma salle de bains, j’aurais tendance à dire que non.

Si, à l’inverse de civilisations plus avancées, le monde islamique ne s’est pas effondré, c’est qu’il se fonde, non sur des préceptes philosophiques susceptibles de remise en question rationnelle, mais sur un dogme religieux que l’on peut certes bricoler à la marge, mais avec lequel on ne saurait rompre sans cesser, justement, d’appartenir au monde islamique. Un Occidental qui n’adhère plus aux thèses de John Locke ou de Jean-Jacques Rousseau reste un Occidental : mais un Saoudien ou un Afghan qui s’aviserait de renier la parole du Prophète n’aurait plus de « Moyen-Oriental » que la position géographique. Dans le monde islamique, tout découle du Coran : ce livre de circonstance, rédigé au septième siècle par un marchand de chameaux hypocrite, jouisseur et mégalomane constitue l’unique source de la civilisation des Arabes, qui en ont tiré leur politique, leur droit, leur art, leur cuisine, et leurs complexes à l’égard des femmes. 

On voit donc que la longévité de la civilisation islamique n’est pas due à une quelconque « supériorité » intrinsèque, mais tout simplement au fanatisme sur lequel elle repose. Fanatisme tiré d’un livre, le Saint Coran, qui – et c’est là tout le drame des Moyen-Orientaux - contient également les germes de l’indigence intellectuelle et morale des mahométans.

J’ai lu le Coran et quelques-unes de ses exégèses, et je m’en suis fait une idée que j’estime à peu près correcte. L’Islam, originellement conçu pour unir des tribus de nomades analphabètes et sanguinaires, n’a rien à apporter aux populations sédentaires et urbaines du Nord. La valeur morale des commandements de Mahomet est nulle, et constitue même une régression par rapport à la parole du Christ. Pour le prouver, examinons ensemble et dans le désordre les fameux « cinq piliers de l’Islam » : 

- La profession de foi préalable à l’intronisation du quidam dans la Communauté des croyants, formulée dans les termes : « Il n’y a d’autre Dieu qu’Allah, et Mahomet et son Prophète », équivaut à une abdication de tout esprit critique, qui nie effrontément la liberté de l’Homme et sa capacité à penser par lui-même.

- La prière cinq fois par jour, par ailleurs dépourvue de toute valeur morale (prier n’est pas une « bonne action » et peut dissimuler une âme retorse), est surtout une perte de temps incroyable, qui vise à asseoir la domination de la religion en l’imposant dans la vie quotidienne des individus. On peut dire la même chose à propos des interdits alimentaires : dépourvus d’utilité, ils visent en réalité un objectif politique, à savoir la séparation des musulmans d’avec les infidèles.

- La zakat, ou charité, n’a pas non plus de valeur morale en ce qu’elle est obligatoire en terre d’islam : l’acte juste est ici imposé à l’individu et ne constitue donc pas un choix libre, susceptible de jugement normatif.

- Le jeûne du ramadan, qui vise à mortifier l’âme pour rapprocher l’Homme de Dieu, n’est quant à lui qu’une tartuferie, puisque les fidèles en situation d’attente hypoglycémique sont autorisés à se goberger toute la nuit durant de petites saloperies sucrées. On est donc loin de l’idéal d’ascétisme défendu par les vrais croyants.

- Enfin, on est en droit de penser que le pèlerinage à la Mecque, fortement recommandé à tout musulman en ayant les moyens, ne constitue guère plus qu’une stratégie de développement économique et touristique élaborée, faut-il le rappeler, par un Prophète qui vendit des chameaux avant de vendre une religion. Honnêtement, feriez-vous confiance à un gourou sorti d’une école de commerce ?

À cela, j’ajouterai bien sûr le constat, défendu par Theo Van Gogh et consorts, que l’Islam est une religion de haine et que les préceptes coraniques sont souvent contradictoires, ce qui laisse à penser que le Coran a été écrit soit par un lunatique, soit au contraire par un prédicateur machiavélique qui adaptait le « mot de Dieu » aux situations auxquelles il avait à faire face en tant que leader politique.

La soumission au monde musulman ne me paraît donc pas une alternative souhaitable à notre décadence. Bien au contraire, l’islamisation nous précipiterait pour toujours dans les ténèbres – alors que notre situation actuelle, pour en être détestable, ne nous a pas encore interdit tout espoir de renouveau.

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           Vers un nouvel âge sombre

 

S’il n’existe point de salut en dehors de nos frontières, c’est sur nos propres forces qu’il faudra compter pour nous sortir de la fange culturelle et morale dans laquelle nous pataugeons depuis 1945. C’est une véritable politique de redressement civilisationnel qu’il faudrait mener, pour redonner aux Français leur fierté, leurs valeurs et leur identité – quitte à revenir sur certains choix en matière d’immigration, opérés hâtivement et sous la pression des grands patrons durant les Trente Glorieuses.

Malheureusement, j’ai bien peur que toute « Révolution nationale » soit exclue. D’une part, de nombreux descendants d’immigrés ont acquis la nationalité française, leur conférant une importance politique incontournable alors même qu’ils ne partagent aucune des valeurs qui font la France et la République. D’autre part, le mécanisme démocratique conduit les médiocres à se donner pour chef un imbécile, foncièrement incapable de penser au-delà de la durée d’un quinquennat et n’ayant du reste aucun intérêt à éclairer ses compatriotes sur les dangers qui pèsent sur eux à moyen terme. En l’absence de coup d’État salvateur, la décadence devrait donc se poursuivre - et même s’accentuer, si l’on tient compte du fait que ses victimes transmettent leurs tares à leurs enfants.

            Ne nous leurrons pas : nous nous dirigeons bien vers un nouvel âge sombre, et les forces conjuguées de tous les réactionnaires ne réussiront pas à inverser la tendance. Les gaullistes se sont convertis au libéralisme, les républicains ne croient plus en leurs discours et les cannes-épées de l’Action française ont rouillé dans leurs fûts. Il ne s’agit donc pas d’éviter l’iceberg, mais bien de trouver un canot de sauvetage et des provisions avant que le navire prenne l’eau.

             En vérité, je vous le dis, ô mes frères en Réaction : laissez le vieux monde à ses vices, achetez une camionnette d’occase, peignez des fleurs de lys sur ses portes, et fondez une communauté d’extrême-droite au fin fond du Larzac, loin des usines qu’on ferme et des voitures qui brûlent. Laissez-vous pousser une petite moustache à la Proust, enfilez des petits pulls en soie mérinos sur des chemises boutonnées jusqu’au col, retapez l’église du coin, assumez votre différence et faites pousser vos propres cornichons. L’époque est au communautarisme : alors planquez-vous et attendez que ça pète. Que vos refuges de gens de goût soient au vingt-et-unième siècle ce que les monastères étaient sous Clovis : des îlots de civilisation au milieu du chaos, des refuges pour les arts et les lettres, et la condition d’une Renaissance à venir.

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27 novembre 2008

Lettre ouverte aux socialistes

Sempiternellement analysée dans la presse, la désaffection massive des tourneurs-fraiseurs pour le parti de Ségolène Royal et de Laurent Fabius fait désormais figure de lieu commun pour orateur d’après-dîner. La « crise » du PS, dont les rebondissements ne cessent de nous éclabousser à la gueule à grands coups de « Une » alarmistes de Marianne ou de Libération, s’avéra l’un des principaux sujets de conversation d’une « soirée raclette » dont je reviens diarrhéique et perplexe. Organisé par des jeunes gens de gauche bien qu’éduqués, ce raout estudiantin fut pour moi l’occasion de mesurer toute l’incapacité des socialistes à comprendre leur faible popularité au sein des classes populaires. À la question de savoir pourquoi la social-démocratie ne fait plus bander les foules, la gauche française ne fournit que des demi-réponses : main-basse de Sarkozy sur les médias, montée de l’individualisme, querelles partisanes, et autres caciques qui n’ont d’autre vertu que de cacher l’essentiel. En vérité, et même s’il faut bien admettre que les pauvres d’aujourd’hui sont cent fois plus avachis que leurs aînés du Front Pop, il existe bien une rupture idéologique entre les classes inférieures et les apparatchiks du PS.

              Certains sociologues affirment ainsi que le PS « n’est plus assez à gauche ». Il y a du vrai là-dedans. Depuis que les bureaucrates et les pharmaciens ont remplacé les zingueurs et les mécanos aux réunions de comité, on y cause plus souvent népotisme que mise en commun des moyens de production – aussi les plus indécrottablement revendicatifs des électeurs de gauche reportent-ils leurs voix vers les partis trotskistes et communards, type FO et LCR. Cependant, le déclin des sociaux-démocrates n’est pas uniquement la faute du tiédissement de leur position à l’égard de l’économie de marché. Les candidats du PS ont beau promettre des augmentations toujours plus déraisonnables du salaire minimum, voilà presque vingt ans qu’ils n’ont remporté que des élections locales, laissant les rênes de l’État aux mains des nouveaux riches de l’UMP. Autrement dit, si les pauvres ne votent pas Ségolène, ce n’est pas qu’une question d’argent.

L’explication, je la détiens. Cinq minutes au comptoir d’un bistrot amiénois vous apprendront que si la gauche a perdu le cœur des ouvriers, c’est parce qu’elle a cessé de croire en la Nation - or tout socialisme est forcément national.

Il est faux de dire que les prolétaires n’ont pas de patrie. Bien au contraire, les ploucs sont farouchement patriotes. Lorsque les médias font tout un foin de ce qu’une troupe d’Arabes abouliques sifflent la Marseillaise au Stade de France, les journaux destinés au peuple furent les premiers à s’en indigner, les publications bourgeoises s’empressant au contraire de trouver des excuses aux perturbateurs. Que voulez-vous ? Le bourgeois, qu’il soit « bobo » parisianiste ou homme d’affaires ultralibéral passant ses journées entre Bruxelles, New York et Tokyo, est un « type » intemporel, que rien ne rattache à un terroir que la nécessité d’avoir un pied-à-terre pour recevoir Le Figaro Magazine ou Télérama chaque fin de semaine. Pour ces sinistres hommes modernes, la France est au mieux une adresse où payer ses impôts, au pire une lubie surannée destinée à l’absorption par une Fédération européenne technocratique et africanisée, pour le mieux-être de tous, le progrès général et la fraternité entre les peuples.

Le Français moyen, par contre, n’a pas la grandeur d’esprit de ces cadres supérieurs qui boivent du café du monde en prônant l’ouverture des frontières. Tout d’abord parce qu’ils en sont les premières victimes. La « mondialisation », cette odieuse créature de l’esprit de mai, enfant bâtard de John Lennon et des accords de Marrakech, c’est en effet et principalement la mise en concurrence imposée des entreprises et des travailleurs nationaux avec le reste du monde, match truqué d’avance et dont il ne peut y avoir qu’un seul vainqueur : la bourgeoisie financière internationale, qui trône au-dessus de la mêlée comme une harpie penchée sur un cadavre.

Face aux « externalités négatives » de la mondialisation, la gauche française n’a rien fichu. Elle n’a ni fermé les frontières, ni adapté le code du travail pour renforcer la compétitivité des prolétaires français. Mais le plus grave, c’est qu’en sus de son apathie, elle a aggravé la situation en ouvrant grand les portes de l’immigration, alors même que le pays se vidait de ses richesses et de ses « cerveaux », attirées par les lumières de l’Amérique ou de la Chine orientale. Le regroupement familial fut certes une mesure giscardienne, mais rien n’interdisait à Mitterrand, Jospin ou Chirac (ce faux gaulliste) de refermer les frontières et de renvoyer les étrangers économiquement « de trop ». Au lieu de cela, le pouvoir socialiste a laissé s’installer et se reproduire en France un sous-prolétariat exotique, inassimilable, antirépublicain et qui concurrence les indigènes gaulois sur un marché du travail déjà bien resserré. L’ouvrier français, c’est à dire l’électeur socialiste théorique, se trouve ainsi pris entre le marteau de la concurrence asiatique et l’enclume de ses collègues subméditerranéens, prêts à le supplanter pour pas un rond. Pas étonnant que les blouses bleues constituent depuis trente ans le gros de l’électorat du Front national, qui, seul de tous les partis français, fournit en matière d’emploi les bonnes réponses aux vraies questions.

J’entends déjà les cris d’orfraie des partisans du cosomopolitisme, ces crétins qui me prendront pour un fasciste sous prétexte que je veux sauver mon pays de la décadence. Mais ces triple-buses comprendront-elles d’un jour que le vrai sens du socialisme, c’est d’abord de protéger les faibles contre les forts – alors que le fascisme est historiquement et avant tout une religion de la force ? En vérité, ce sont eux, les fascistes, ceux qui, au nom des grands sentiments de fraternité humaine, sacrifient leurs compatriotes sur l’autel du bien-être économique général en les obligeant à bosser pour des clous sous peine de délocalisation et à côtoyer journellement des Arabes haineux et bruyants.

Le « socialisme » d’aujourd’hui est donc complètement dévoyé. On voit bien que le PS a été rongé de l’intérieur par les non-valeurs des bourgeois de mai, dont il est évident qu’elles ne profitent qu’aux riches. Pour sauver la Nation du naufrage, il est temps de redonner des limites à la fraternité, des conditions au respect et des frontières à la liberté – sans quoi, les « petits blancs » de chez Renault s’en chargeront eux-mêmes, avec tous les excès dont on peut se douter, ou céderont définitivement la place à la diaspora négro-islamiste et aux Chinois, dans une France qui ne sera plus française car son élite aura tué son peuple.

Pour reprendre le pouvoir, les socialistes devraient faire leur mon analyse, et rajouter un peu de saine, de vraie xénophobie dans leur tambouille idéologique. Malheureusement, cet horizon paraît bien lointain, tant le PS est gangrené par les singes immigrationnistes, les indignés perpétuels de la morale indolore, et tous ces petits péteux qui se proclament antinazis sans voir lu ne serait-ce qu’une ligne de Mein Kampf.

Du reste, il sera bientôt trop tard pour espérer un revirement de ce parti. Le PS dispose déjà d’un réservoir de voix non négligeable en la personne des métèques qu’il a lui-même nationalisé, lesquels votent tous socialiste sans pour autant partager les positions de la gauche en matière de droit des femmes ou de laïcité. Dès lors, à quoi bon risquer de perdre cet électorat captif pour se lancer dans une reconquête hypothétique de l’électorat blanc et ouvrier ? Par ce choix tacite, illustré par l’absence de soutien officiel de Ségolène Royal aux journalistes de Charlie-Hebdo durant l’affaire des candidatures de Mahomet, le PS a prouvé qu’il avait abandonné depuis longtemps toute idée de lutte des classes, au profit d’une lutte des races qui finira par consumer le pays tout entier.


 

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02 novembre 2008

Ch'Risk au KB (29 octobre 2008)

Cette partie de Ch'Risk récemment menée au Kremlin-Bicêtre fut l'occasion de démontrer la viabilité de ce jeu, même auprès d'un public non picard (deux des joueurs étant bordelais). Au terme d'une partie aussi âpre que brève, en raison d'horaires de bus rédhibitoires, Florent Farges - l'immortel Canaillou de la GéNiCa - remporta une victoire à la Guderian, s'implantant fermement dans l'Oise orientale avant d'emporter la Somme suite à une campagne éclair, menée à la hussarde et favorisée par des jets de dès incroyablement chanceux.

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Nicolas Turquin et Florent Farges découvrent le plateau de jeu.

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Le plateau de jeu le moins déplaçable de l'Histoire du jeu de société.

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Nicolas Turquin organise la défense de Pont Sainte-Maxence.

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Pause culture en fin de partie

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Virée à Tours (14 et 15 septembre 2008)

Tout bien réfléchi, ma vie n'est pas si merdique. Non seulement Babache a installé Doom 2 sur mon ordinateur, mais en plus j'ai encore l'occasion de revoir mes potes thiérachiens. Je pense notamment au bref week-end passé chez Banane à Tours, sa ville universitaire d'élection, où il se livre à d'étranges expériences sur les poux, qui pourraient bien lui rapporter le Nobel s'il trouvait le matos adéquat. L'occasion pour moi d'exposer mes théories réactionnaires sur la Réeducation nationale à Ch'tite Violaine en mangeant des pâtes,  de squatter la piscine de la proprio et de m'esbaudir devant le patrimoine urbanistique tourangeau, épargné par les guerres mondiales mais pas, hélas, par la folie architecturale des années 1960.

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25 octobre 2008

Les Âmes Damnées XIX - Chloé Woitier

Une microsociété sociologiquement homogène telle que peut l'être l'Institut d'Etudes Politiques de Lille comprend toujours des exceptions. Chloé Woitier en est une. Certes, à première vue, rien ne distingue cette jeune femme de ses coreligionnaires du même sexe : cheveux blonds, yeux bleus, élégance vestimentaire et langage châtié. Mais derrière ces apparences, se cache une véritable anti-palienne. Loin d'être une bobo passionnée d'humanitaire ou une bourgeoise pète-sec cantonnée par une intelligence limitée au shopping perpétuel chez Zadig et Voltaire, Chloé est en effet une geekette, c'est à dire une femelle dénaturée passant l'essentiel de son temps à jouer à des jeux vidéos violents et à chatter sur Internet. A présent élève de l'ESJ de Lille, celle qui fut un temps la maîtresse de Bertrand R. (c'est pour dire l'étendue de sa perversité) ne rêve que d'une chose : se tailler un nom dans l'univers très masculin de la presse spécialisée dans l'art vidéoludique - objectif qu'elle devrait je pense atteindre assez facilement, en raison de ses capacités rédactionnelles hors normes (soit dit en passant à l'attention de tout recruteur de passage sur ce blog).

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06 octobre 2008

Les Âmes Damnées XVIII - Betrand R.

Il y avait longtemps que Bertrand R. réclamait que je dresse son portrait. J'ai longtemps tardé à le faire, d'une part parce que je mène une existence trépidante laissant peu de place à la rédaction de fiches biographiques de mecs pas connus, d'autre part pour le faire mariner. Je profite de ne pas être au boulot aujourd'hui pour répondre à ses suppliques.

Bertrand R. était membre de la section "Economie et Finance" de l'IEP avant d'intégrer l'EM de Lyon ; c'est donc un salaud. Un connard fini, un enfoiré de première, bref une belle ordure, qui prospère sur le cadavre de la civilisation, la destruction de la planète et compte bien, un jour, acheter une décapotable et faire baver les prolétaires dont il aura préalablement délocalisé le boulot dans une dictature orientale.  Bertrand R. est un ennemi du peuple, et il est le premier à le reconnaître. Façon pour lui de désamorcer la critique, que de la reprendre à son compte et même de la développer. Car Bertrand est fier d'être capitaliste. Tout petit déjà, il découpait les visages hilares des cadres supérieurs à la Une du magazine Challenges, et les collait sur de grandes frises volées à sa prof de CP, frises qui, à la façon de la tapisserie de la reine Mathilde, racontaient une histoire : son histoire, celle d'un jeune bourgeois qui comptait bien le rester, quitte à écraser les autres.  Bertrand a développé la mystique du libéralisme jusqu'à son stade le plus abject : il va dans la vie comme un demi-dieu en smoking, ruinant les uns, pervertissant les autres, et progressant chaque jour sur la voie de la richesse et du bonheur matériel, signe d'élection divine pour ce converti tardif à l'évangélisme états-unien. Nul ne sait où il s'arrêtera ni à quel moment exact il se mettra à la cocaïne, mais ce qui est sûr, c'est que ce garçon ira loin.  Et c'est tant mieux, car en dépit de tous ses défauts, et sans doute même à cause d'eux, c'est un pote.

Derrière le visage lisse du jeune arriviste, se cache en effet un être sensible, capable d'humour et de culture, quoique dissimulant sa passion pour le Beau derrière un cynisme factice. Autre entorse à l'idéal-type du cadre sup moderne, Bertrand voue une admiration aux geeks. A la clôture définitive de Wall Street, quand le capitalisme s'effondrera sous le poids de ses contradictions, on le verra peut-être tronçonner du gobelin sur Warcraft 3 ou saucissonner du cacodémon dans Final Doom. Quand les prolétaires révoltés abattront sur lui la faucille et le marteau de la révolution, ses derniers mots seront : "Juste... un dernier... tour."

bertrand

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28 août 2008

Lettre ouverte aux antisémites

     Je ne suis pas antisémite. J’ai de très bons amis juifs, dont je peux d’ailleurs fournir à tout moment les noms et les adresses. Pour tout dire, je suis vraisemblablement le plus philosémite des polémistes d’extrême droite du marché pamphlétaire francophone. Encore que les préfixes de « philo » et d’ « anti »-sémites ne vaillent plus dire grand chose, tant la confusion est grande sur le radical qu’ils introduisent. Après tout, qu’est-ce qu’un « sémite » ?

    Certes, il n’est pas ridicule de parler de « sémite » à propos des Juifs, quand bien même il s’agit d’individus dispersés dans tous les pays du monde et dans les veines desquels coule autant de sang hébreu que d’hémoglobine de violeur cosaque ou catholique. Après tout, c’est la culture qui fonde les peuples : aussi reconnaîtrais-je aux israélites blonds aux yeux bleus qui peuplent nos contrées gauloises de se considérer comme « juifs » si le cœur leur en dit, quand bien même leur filiation avec les esclaves de Pharaon soit plus que douteuse. 

    Non, si le mot « sémite » n’a plus de sens, c’est qu’il désigne aussi bien les Juifs que les Arabes. Or, on n’a rarement vu sous le soleil deux corporations de marchands de tapis aussi distinctes l’un de l’autre que ces deux ethnies-là. 


    Il est vrai qu’à l’origine, les Juifs ne valaient guère mieux que les Arabes. Rouvrez vos bibles et réfléchissez-y un peu. À l’aube des temps, les fils d’Abel comme ceux de Caïn étaient morcelés en une multitude de peuplades nomades et barbares, se livrant une guerre sempiternelle pour le contrôle de ressources limitées dans un environnement naturel peu hospitalier, et ce en dépit des rappels à l’ordre irréguliers d’une divinité sociopathe leur imposant des interdits alimentaires débiles ainsi qu’une ablation du prépuce paraît-il hygiénique, mais dans tous les cas fort préjudiciable au plaisir masculin lors de la fellation.

       
    À cette époque, l’ « antisémitisme » avait un sens, car tous les sémites se ressemblaient. Il ne s’agissait, au fond, que d’une bande de bougnoules. Aujourd’hui, un tel amalgame n’est plus possible. On ne peut plus mélanger les torchons et les serviettes. Les israélites forment une élite internationale, alors que les Arabes en sont restés au temps de l’Hégire, les Kalachnikov et les ceintures de dynamite en plus. Les chiffres parlent d’eux mêmes : sur un total de 747 prix Nobel attribués entre 1901 et 2007, 177 ont été accordés à des Juifs, contre 6 à des Arabes (5, si l’on ne tient pas compte de celui de Yasser Arafat, concédé à des fins politiques). Comment expliquer cet avantage pris par les Juifs sur la civilisation arabo-musulmane ? C’est ce que je tâcherai d’expliquer dans cet exposé. Mais tout d’abord, je dois faire la lumière sur ma position à l’égard du racisme et de la xénophobie, afin de prévenir toute censure, accusation de fascisme ou poursuite en justice par les hystériques de la Halde.

 

 Le racisme expliqué aux nuls


    À la lecture des paragraphes ci-dessus, une question se pose : suis-je raciste ? La réponse est non. On ne me surprendra pas à élaborer des théories scientifiques sur la supériorité de tel ou tel compagnonnage génomique. Par contre, je suis bel et bien, et comme la majorité des Français, ce qu’il est convenu d’appeler un xénophobe chauvin et nationaliste.

       
    En d’autres termes, ma méfiance envers les Arabo-musulmans repose non pas sur des subtilités ethno-biologiques, mais sur des préjugés culturels. Pour parler crûment, les descendants des Séouds pourraient avoir le nez cent fois plus crochu et les lobes dix fois plus pendants que je m’en tamponnerais toujours le coquillard : car ce qui me chiffonne chez les Arabes, ce n’est pas leur apparence physique mais leur machisme lourdingue, leur intégrisme religieux, leur communautarisme insupportable, leur hâblerie méditerranéenne et le fait qu’ils ne conçoivent pas de coiffure masculine qui n’implique pas huit litres de gomina et une imperméabilité totale au sens du ridicule.

   
    Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Voyez-vous, je rêve d’une France ouverte, où les peuples du monde viendraient se fonder dans un même moule républicain - pas d’une France écartelée entre ethnies rivales accrochées à leurs sous-cultures comme des teignes au cul d’un labrador. Si j’en veux aux Arabes, c’est parce qu’ils restent comme ils sont, au lieu de faire comme les Italiens, les Portugais ou les Polonais avant eux et de devenir de bons Français xénophobes. Que voulez-vous ? J’ai l’esprit jacobin, et j’aimerais que les immigrés adhèrent à nos codes sociaux. D’ailleurs, les Arabes « intégrés » ne me posent pas de problème, mais force est de remarquer qu’ils sont très rares (et presque toujours libanais plutôt qu’algériens ou marocains).

       
    L’amicale des bien-pensants taxera mes vues assimilationnistes de passéisme et – insulte suprême – d’impérialisme culturel. Je comprends mal cette accusation. En effet, je ne vois pas en quoi obliger les musulmans vivant en France à respecter, entre autres, les droits de la femme, constituerait une forme d’impérialisme culturel. L’impérialisme implique la soumission des États étrangers, or l’application des lois françaises se borne à notre territoire. S’il fallait accorder à chaque membre d’une minorité culturelle ou religieuse un « statut spécial » identique à celui dont il bénéficie dans son pays d’origine, la France n’existerait plus. Bien plus que le gouvernement français, ce sont plutôt les étrangers qui font preuve d’impérialisme culturel en imposant leurs coutumes dans les quartiers où ils sont majoritaires, par exemple en imposant la séparation des sexes dans les piscines ou en harcelant les jeunes filles ne portant pas de voile. Contrairement à sa version allemande, l’extrême-droite française n’a jamais été impérialiste. Le colonialisme est une idée de gauche. D’ailleurs, loin de vouloir coloniser l’Irak ou l’Algérie, les électeurs du Front national se plaignent avant tout de « ne plus se sentir chez eux en France » : leur vote est une forme de défense contre l’expansionnisme arabo-musulman, et non le prélude à un Reich de mille ans.

   
    À ce stade, je pense m’être disculpé de toute accusation de racisme de façon suffisamment claire pour que les personnes intelligents me comprennent. Quant aux autres, laissons-les barboter dans leur illogisme et passons au vif du sujet.

 Enquête sur les fondements de la civilisation

    Pourquoi le Juif est-il supérieur à l’Arabe ? Vaste question dont la réponse est lourde d’enseignements sur ce qui sépare l’homme de l’animal, l’intelligence du fanatisme, la civilisation de la barbarie.

    Est-ce une question de religion ? On est tenté de le penser. Les Juifs ne sont-ils pas largement sécularisé, tandis que les Arabes régressent chaque jour un peu plus vers une pratique religieuse littérale et bornée ? Pourtant, on aurait tort de voir en la religion juive un facteur de progrès. Le judaïsme et l’islam sont toutes deux des religions à la con, aux antipodes de la modernité. Relisez la Bible et le Coran : ce ne sont qu’appels aux meurtres, listes d’interdits, cataclysmes déclenchés par un dieu taré et monopolistique qu’on ne souhaiterait pas à son pire ennemi. Surtout, ces deux textes ignorent la liberté de l’Homme : la « morale » des Juifs et des mahométans est une longue liste d’interdits et d’obligations, et non un précepte unique et simple dont découlent tous les autres et qui laisse une marge de manœuvre aux individus qui le pratiquent. Aux commentaires incessants de la Torah ou des hadiths qui déchirent Juifs et arabes en milliers de sectes rivales, je préfère la directive christique « aime ton prochain comme toi-même », point à la ligne et qu’on ne me parle pas d’arrêter le sauciflard comme si Dieu n’avait rien d’autre à foutre que d’emmerder les éleveurs périgourdins.       

    Bref, le succès des Juifs s’est fait en grande partie contre le judaïsme, religion idiote qui ne mène nulle part. À ce propos, j’irais même jusqu’à dire que même l’islam est en avance sur l’abrahamisme, dans la mesure où il reprend l’idée chrétienne d’unité fondamentale du genre humain, tandis que les Juifs persistent à se considérer comme le peuple élu au détriment de tous les autres. Précisons toutefois que les mahométans sont loin d’être aussi « universalistes » que les chrétiens. En effet, leur foi consiste essentiellement à obéir à une liste d’interdits absurdes, d’ordre alimentaire et vestimentaire, dépourvus d’importance morale intrinsèque mais visant à les isoler le plus possible des personnes ne partageant pas leur foi. En d’autres termes, là où le Juif se différencie par la race, le mahométan s’isole par la culture : tout disciple de Mahomet est nécessairement un étranger et un ennemi du pays où il se trouve, du moins jusqu’à ce qu’il y impose la charia.       

    En somme : il n’existe pas de supériorité du judaïsme sur l’islam. Les deux cultes se valent dans leur nullité. Si les Juifs ont atteint un tel degré de civilisation, c’est parce qu’ils ont su, mieux que les Arabes, s’affranchir des aspects les plus archaïques de leur religion. Sans doute, le sécularisme des Hébreux a favorisé leurs entreprises. Mais comment, dès lors, expliquer le développement de la sécularité chez ces derniers ? Car s’il est vrai que l’Israélien lambda est moins bigot que le Saoudien de base, il a bien fallu que quelque chose conditionne ce détachement progressif de sa foi originelle. Le laïcisme des Juifs n’est pas apparu comme ça.   

    Faut-il alors chercher la genèse de la supériorité juive dans quelque circonstance historique ? J’en doute fort, car l’Histoire est un écheveau si complexe de causes et d’effets, et a tant et si bien malmené tous les peuples de la Terre, qu’il est presque impossible d’y déceler les menus détails qui ont précipité les uns vers la lumière, et les autres dans les ténèbres. Certes, le monde arabe a été une « victime » - des croisades franques, des invasions mongoles, du colonialisme britannique - mais les Juifs ne sont-ils pas eux aussi des « victimes » historiques de premier plan ? En vérité, il n’existe aucun lien entre le degré de sophistication d’un peuple et les avanies qu’il a eu à subir par le passé. De tous les peuples de la Terre, seuls les Suisses et les Américains ont été relativement épargné par le rouleau compresseur des guerres, et l’on ne peut pas dire qu’ils brillent pas leur civilisation.            

    Si l’Histoire et la religion ne prouvent rien, alors je ne vois plus qu’une seule explication à la supériorité des Juifs sur les Arabes : l’éducation. La condition morale des nations est-elle autre chose que le sous-produit de l’éducation des individus qui la composent ? Quand on y réfléchit bien, l’Histoire des formations humaines n’est jamais que la conséquence, à une ou deux générations d’intervalles, de l’évolution de leurs pédagogies. Les « grands hommes » des livres d’Histoire ne sont jamais que des petits garçons devenus grands. Or – et cet exemple valide ma théorie – les éducations juive et arabe diffèrent énormément.


La supériorité juive enfin expliquée

    En somme, si les Juifs forment un peuple d’élite, sûr de lui et dominateur, c’est grâce à leurs mamans. Autrement dit, la mère juive est le facteur qui a permis de propulser la civilisation israélite au sommet de l’évolution humaine, tandis que les Arabes patriarcaux stagnaient dans leur marais d’imbécillité crasse et de fanatisme débilitant

    On pourra rire de cette explication : mais il est plus difficile de la rejeter. Tout pédagogue aux conceptions non brouillées par son adhésion à la LCR sait bien que l’autorité est un facteur crucial de l’évolution du jeune enfant. Cuisinez n’importe quel prof, et il vous certifiera que les fils de bonne famille régulièrement tancés par leurs génitrices deviennent des individus équilibrés, tandis que les rejetons de filles-mère ou de soixante-huitards permissifs finissent alcooliques ou délinquants plus souvent qu’à leur tour.   

    Or, nul type humain n’incarne mieux l’autorité que la mère juive. Non pas qu’elle soit nécessairement braillarde ou fulminante. Une vraie mère juive n’a pas besoin de crier pour se faire obéir. D’ailleurs, le cri finit toujours pas lasser, par développer une accoutumance chez l’enfant, qui n’y prêtera dès lors plus attention. Non, la mère juive ne crie pas : elle observe et elle juge. Son autorité est faite d’un mélange d’amour filial inconditionnel et de rectitude morale, sentiments qui, loin d’entrer en conflit l’un avec l’autre, se complètent à la perfection et fondent la meilleure des pédagogies. « J’aime mon fils, raisonne la mère juive, donc je veux qu’il devienne un bon fils », c’est à dire un garçon poli, travailleur, intelligent, élégant et drôle. Dès lors, la mère juive va non seulement témoigner de l’amour à son enfant, ce qui lui assure une estime de soi normale, et exercer sur lui une surveillance de tous les instants : c’est un fait reconnu que toute la force de la mère juive réside dans sa capacité à insinuer dans l’esprit de ses rejetons l’idée que, où qu’ils se trouvent, elle les couve de son regard attentif et perçant, qu’elle prend quotidiennement note de leurs moindres faits et gestes. La mère juive a inventé le Sur-Moi.

    Poussés à l’excellence par leurs mères, les Juifs ne seraient que de vulgaires Allemands s’ils n’ajoutaient à ce goût de l’effort, le génie des découvertes et des innovations. Ici encore, la mère juive est à la base de tout. Si les israélites n’ont eu cesse de parcourir le vaste monde, d’écrire des romans torturés, de percer les secrets de l’univers et d’élaborer de nouvelles théories politiques ou économiques, c’est pour échapper – physiquement ou spirituellement - à leurs mères. C’est ainsi que les névroses causées aux Juifs par leur éducation castratrice, constituent finalement un facteur de survie de la race toute entière, puisque si les Juifs ont échappé à l’intolérance, c’est parce que leur intelligence était trop utile aux antisémites pour que ceux-ci aient intérêt à s’en débarrasser. C’est ainsi que les Juifs furent tolérés dans le monde islamique médiéval, quand bien même le Coran en parle comme « les plus viles de toutes les créatures » (sourate 98, verset 6.)

La mère arabe, une mère juive ratée

    Si les Juifs doivent leur réussite au caractère intraitable de leurs mères, alors l’insuccès des Arabes s’explique aisément. Chacun sait que les femmes arabes sont absolument incapables d’élever correctement leurs enfants, tout particulièrement leurs enfants mâles, qui font la loi au foyer dès qu’ils ont trois poils au menton. La mère juive est peut-être une mère castratrice, mais la mère arabe n’est qu’une mère poule. Au moment où j’ai commencé à méditer cet article, l’opinion était marquée par une émeute maghrébine à Villiers-le-Bel, à l’occasion de laquelle les mères des voyous avaient déversé de l’eau sur les forces de l’ordre afin de dissiper les gaz lacrymogènes dont elles se servaient contre leurs rejetons. Outre l’ethnicisation galopante des rapports sociaux en milieu suburbain, cet épisode illustre toute la différence entre les pédagogies maternelles juives et arabes, la première étant dure et la deuxième inexistante. Même le receleur multirécidiviste au visage couturé de cicatrices et passant ses soirées à tabasser les vieilles femmes dans les cages d’escalier reste, aux yeux de la mamma arabe, le mignon petit ange qu’il était à six mois et demi. Tandis que si une émeute éclatait dans le Marais, les mères juives seraient les premières à rejoindre les forces de l’ordre et à tabasser leurs mauvais fils à coups de gourdin clouté.       

    La mère arabe n’est qu’une mère juive ratée. Elle adore son fils, mais cette adoration ne connaît pas de limites, pas même celles de la morale et du bon sens. Au fond, l’attitude des femmes arabes rappelle celles qu’ont leurs maris à l’égard de Dieu. Pour les musulmans non intégrés, Dieu est grand et la parole du Prophète, infaillible : dès lors, tout ce que le Coran contient de dangereux n’est plus susceptible de critique, et sa connaissance devient un alibi pour ne plus penser. Tout ceci témoigne d’une tendance mortifère de la vaste nation arabe, qui court vers sa destruction à force de ne pas apercevoir ce qui lui nuit.

    Femmes   

     En arrière-fond de cette étude des maternités sémites, se joue la grande tragédie du peuple arabe : à savoir son incapacité à appréhender sereinement la féminité.       

    On le voit bien dans nos banlieues : pour les Arabes, il n’existe pas d’intermédiaire entre la prostituée ou le sac poubelle ambulant. Aux yeux de nombreux barbus ou de jeunes à casquettes, la femme n’est guère plus qu’un outil obéissant, voué au plaisir sexuel ou à l’enfantement. Cette vision étriquée de la féminité révèle le profond complexe de ceux qui la véhiculent. Il semble que pour se sentir virils, les beurs ne voient d’autre possibilité que d’écraser et de dominer les femmes, alors qu’il est si simple de les séduire. Mais ! Que voulez-vous, la liberté des femmes les fait bondir. Aussi s’empressent-ils de couvrir les femelles environnantes d’oripeaux tue-l’amour et de violer celles qui restent. Une fois ses caractères sexuels secondaires planqués sous trente centimètres de toile cirée, la femme est promue au rang de mère, c’est à dire de ventre porteur. Ainsi, la femme arabe est constamment assujettie à trois inquisitions : celle de ses parents, d’abord, celle de son mari, par la suite, et celle de sa communauté, de façon permanente. Une servitude qui contraste avec la licence laissée aux mâles, qui roulent des mécaniques, fument des bédos et fournissent à l’industrie pornographique la plus grosse part de ses profits. Mais, encore une fois, il faut s’attendre à tout de la part d’un peuple pour qui le port des cheveux nus est un appel au viol.   

    Oui, décidément, les Arabes ont un gros problème avec les femmes. Alors que les Juifs se sont éveillés à la sensualité avec le « Cantique des cantiques », c’est à dire plusieurs milliers d’années avant que les Européens ne découvrent le clitoris, les Arabes n’envisagent encore la sexualité que comme quelque chose de brutal, de violent et de bref. Quand il n’explique pas à ses fidèles comment battre leurs épouses, le Prophète divague sur ses fameuses quarante vierges à l’hymen autoreconstituable – autrement dit, là où la Bible parle de sensualité et le Nouveau Testament d’amour, le Coran nous promet la partouze continuelle, le gang-bang persistant, le cumshot inarrêtable. Pas étonnant que les Arabes soient, pour la plupart, de très mauvais coups - si mauvais qu’ils emprisonnent leurs femmes, et menacent de lapidation celles qui les trompent.

Conclusion

Cette attitude de la part des Arabes ne serait pas gênante si elle était cantonnée aux pays où ils sont majoritaires. Comme je l’ai déjà dit, je ne suis pas impérialiste. On ne me surprendra pas à financer des associations de femmes battues en Afghanistan, alors que ma voisine est constamment sifflée par les kékés de l’immeuble d’en face. Pour être universels, les droits de la femme n’en sont pas moins propres à la civilisation occidentale, dont les Juifs font désormais partie. Le machisme arabe ne doit être combattu que lorsqu’il franchit la Méditerranée pour s’installer sur nos terres : il n’est pas tolérable que des rappeurs obsédés sexuels analphabètes ou des grenouilles de mosquée considérant Tariq Ramadan comme un chic type viennent chambouler ce qu’il a fallu des milliers d’années pour construire, à savoir une société où la condition féminine ne soit pas entièrement conçue en fonction des névroses des mecs.   

    L’endiguement de l’arabisme est l’un des défis les plus pressants de notre siècle. Baissons notre garde, et demain nous serons envahis par les obscurantistes et les petits cons machos. Et qu’on ne me parle pas d’intégration. Où qu’il se trouve, un Arabe reste un Arabe, un musulman reste un musulman. Contrairement au Juif, l’Arabe ne s’intègre pas aux sociétés : il les détruit et impose ses préjugés sur leurs ruines. Qu’on se le dise : les civilisations brillantes de l’Égypte, la Syrie, Byzance et la Perse n’ont pas survécu à la conquête arabe, et je ne vois pas quel miracle sauverait la nôtre de ce destin si l’incurie actuelle se perpétuait.

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Posté par ChildericW à 19:20 - Commentaires [6] - Permalien [#]



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